Un plan si-alors relie un signal concret à une action prévue: si telle situation arrive, alors je fais tel geste. Dans Gollius, cet outil sert à réduire l'écart entre intention et conduite, surtout quand la décision disparaît au moment de la fatigue ou de la pression.
La force du format vient de sa simplicité. Il prépare une réponse avant que le contexte ne devienne confus.
La formule
Écris le plan sous cette forme:
« Si [signal précis], alors [action courte]. »
Le signal doit être reconnaissable sans débat: après avoir fermé l'ordinateur, quand je pose mon téléphone, dès que la réunion se termine, si je reçois une demande non urgente. L'action doit être assez petite pour démarrer même avec une énergie moyenne.
Construire un bon plan
Un plan si-alors devient plus fiable quand il respecte trois règles:
- un seul signal;
- une seule action;
- une preuve observable.
« Si je me sens mieux, alors je travaillerai sur mon projet » est trop flou. « Si le café est posé sur le bureau à 8 h 30, alors j'ouvre le document et j'écris cinq lignes » est plus utilisable.
Test de sept jours
Pendant une semaine, ne cherche pas à multiplier les plans. Garde un seul plan et note:
- combien de fois le signal est apparu;
- combien de fois l'action a commencé;
- ce qui a bloqué quand elle n'a pas commencé;
- quelle version plus petite serait plus réaliste.
Le but n'est pas de réussir parfaitement. Le but est de découvrir où la chaîne casse.
Limites
Un plan si-alors ne remplace pas le repos, la compétence, la discussion ou une décision plus profonde. Il fonctionne surtout pour des comportements assez définis. Si la tâche est trop ambiguë, il faut d'abord clarifier la prochaine action.
Dans Gollius, cet outil est réussi quand il enlève une décision inutile au moment difficile et rend le début plus automatique sans rendre la vie mécanique.